L'éloge de la chaise à fringues.

24.04.2017

 

 

Toi qui lis ce texte, je sais que tu la connais. Tu sais la fameuse chaise calée dans un coin de ta chambre ou ailleurs, qui mène à la perfection le rôle d’une penderie. Hormis quelques maniaques du rangement, nous avons pour la plupart cette merveilleuse petite chose à quatre pieds chez nous. Cette chaise est bien trop souvent sous-estimée c’est pour cela qu’aujourd’hui ce texte vient lui donner un peu d’attention et va te la faire aimer. Elle est parfois colorée, petite, grande, en bois, en métal, avec des motifs ou un coussin, belle ou moche, peu importe puisque cet objet emblématique de notre intérieur ne sort quasiment jamais le bout de son nez. Non qu’elle ne le voudrait pas, mais tu comprends elle en a marre de recevoir des derrières en pleine face, mais son vœux le plus cher est de t’aider dans ton quotidien. Depuis sa rébellion elle se prend pour une penderie. Un espace de récréation pour les vêtements qui peuvent venir respirer l’air étouffant de la pièce. Chaque matin et chaque soir, elle se pare de tout un tas de textiles jetés à sa figure. Et regarde la, elle est belle non ? Que ferions-nous si elle n’était pas là ? Cette chaise paraît si invisible et pourtant sans elle ce serait le désordre total, autant sur notre sol que dans notre tête. Tu imagines cette pièce sans cette montagne de vêtements ? Elle serait si vide. Bon il est vrai que cette situation de chaise vide est plutôt rare voir utopique, même si nous la rangeons sans cesse et qu’il nous arrive même de percevoir sa délicate structure, il suffit d’attendre quelques instants pour la voir se faire recouvrir d’un tas de biens. Finalement, nous lui faisons plutôt confiance pour la considérer comme la gardienne de nos tenues et puis malgré ce bazar qui l’habille nous avons la forte impression d’y voir plus clair. Cette chaise est souvent mise au coin, punie, comme une vulgaire chose et pourtant c’est bien elle que nous percevons en premier en rentrant dans notre cocon. C’est elle qui domine l’espace, qui rythme la pièce et son rangement. Elle est si précieuse.

 

Pour finir sur ce texte quelque peu farfelu, je vais te poser une dernière question un poil philosophique : Est-ce la chaise qui t'incite à l’habiller ou bien est-ce toi qui la forces à être ce qu’elle n’est pas ?

 

Après cela tu ne la verras surement plus comme avant, cette fameuse chaise à fringues, ainsi ma mission sera accomplie.

 

 

Margaux.

 

 

 

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